1. EDITORIAL


LE DEBRIEF

L’édito de la semaine par Eric Dupin


La propagande en faveur du passage à 80km/h sur les routes nationales et départementales va bon train, autant de la part du gouvernement que de nombreux médias, la plupart parisiens et édités par des journalistes se déplaçant uniquement en taxi, Uber et métro, dont l’essentiel des trajets se font dans Paris intra-muros, et qui pour certains n’ont jamais pris le volant d’une auto pour la simple raison qu’il n’ont pas le permis de conduire (j’en connais). Hors sujet ? Pas vraiment. La sécurité routière est, ou plutôt devrait être, aussi un thème fortement imprégné de technologie et de culture numérique. Quand verrons-nous des simulateurs de conduite dans les auto-écoles ? Combien de temps faudra-t-il encore attendre avant d’avoir une signalétique adaptée au contexte directement sur le tableau de bord de nos voitures connectées ? Pourquoi les dispositifs les plus performants de sécurité active sont-ils seulement réservés aux voitures haut de gamme ? La liste des questions est longue. Mais il y a peu de chances qu’Emmanuel Barbe sache y répondre…

LA GROSSE INFO


Audi soutient un projet de taxi aérien à Ingolstadt

Est-ce un contrefeu pour détourner les regards de l’arrestation de son PDG ? Toujours est-il qu’Audi vient d’annoncer officiellement son implication technologique, industrielle et politique dans le développement d’un projet de taxi aérien dans sa ville natale. Le but de ce projet européen est de devenir un modèle pour les opérations de tests de taxi aérien dans la région d’Ingolstadt. « Nous souhaitons mettre à profit notre savoir-faire afin de développer de nouveaux concepts de mobilité pour les villes et répondre aux besoins de leurs habitants avec le projet Urban Air Mobility » a déclaré Bram Schot, PDG par intérim d’Audi AG.

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LES RESTES DE L’INFO


La majorité des employés UK et US pensent que l’IA est bénéfique à leur travail
Facebook lance son programme Workplace for good, gratuit pour les ONG et associations
Dropbox annonce de nouveaux partenariats dédiés au secteur des médias et du divertissement
Akon veut construire sa propre ville avec sa cryptomonnaie AKoin

GRAND FORMAT


Éboueurs du net : la modération, ou la partie immergée des réseaux sociaux

Par Louise Millon

Cette semaine, Twitter annonçait qu’il rachetait Smyte, un service chargé de lutter contre les abus en ligne. C’est connu, le réseau social de Jack Dorsey a la réputation d’avoir du mal à limiter les comportements abusifs sur sa plateforme. Depuis plusieurs années, Twitter et sa politique de modération sont régulièrement critiqués, si bien que la plateforme présente progressivement de nouvelles règles à suivre. Malgré tout, le réseau social est loin d’être le seul à avoir des difficultés liées aux contenus en ligne. Tous se doivent de travailler aux côtés de modérateurs, ces éboueurs du web chargés de visionner une quantité insoupçonnée de contenu pour répondre à la question : Que doit-on ou ne doit-on pas voir sur les réseaux sociaux ?

En 2011, un utilisateur de Facebook partageait « L’Origine du monde » sur son profil, célèbre tableau de Gustave Courbet représentant un sexe de femme. Quelques jours après, il découvrait que le réseau social avait fait le choix de désactiver son compte justement parce qu’il avait posté une représentation de l’oeuvre en question. S’en sont alors suivi de longues années de procédure judiciaire, finalement clôturée lorsque Facebook a reconnu sa faute sans pour autant réactiver le compte de l’utilisateur concerné.

Quelques années après, Facebook a été vivement critiqué pour sa fonctionnalité Live : en quelques mois, une utilisatrice se suicide en direct, puis un homme capte des images vidéo de son propre meurtre. Le réseau social est long à réagir, les images se propagent comme une traînée de poudre. Suite à cet événement, Mark Zuckerberg annonce qu’il prendra le problème à la source et indique que l’entreprise embauchera 3 000 modérateurs supplémentaires. Le nerf de la guerre, le voilà pour Facebook. Pour l’heure, certaines technologies sont capables de trier les posts et de les envoyer aux modérateurs dont le domaine d’étude est concerné. De la même façon, un système de reconnaissance d’images permet d’effacer des contenus pédopornographiques en les comparant à d’anciennes images déjà connues. Mais si le réseau social utilise l’intelligence artificielle et ses compétences pour traiter le contenu abusif, il est pour l’instant impossible de modérer la plateforme sans qu’une décision humaine soit prise. Pour une machine, difficile de différencier la photographie de la jeune fille au napalm, d’ailleurs censurée pendant une période, d’un contenu pédopornographique.

Réparties en six rubriques différentes, la majorité des règles de modération de Facebook avaient alors été révélées printemps 2018. Le réseau social a revendiqué une part d’ombre pour les détails, précisant qu’il s’agissait d’éviter que certains points ne puissent être contournés par des personnes mal intentionnées. Les critères de modération se veulent sensiblement froids, précis, afin d’être le plus clairs et compréhensibles possible pour ceux qui doivent prendre une décision. Au mois d’avril, Facebook annonçait que 7 500 modérateurs travaillaient alors à analyser les images de ses deux milliards d’utilisateurs actifs. En Allemagne, en Inde ou aux Philippines, tous évoquent la difficulté d’une activité qui influence indéniablement leur santé mentale.

De la difficulté du job de modérateur

Aujourd’hui, l’on navigue aisément entre la photo de plage postée par un ami ou celle de la soirée d’un autre. Si scroller sur Facebook, Twitter ou Instagram est sans danger, l’on peut tout de même tomber, parfois, sur un contenu dérangeant qui nous fait dire qu’il n’a rien à faire en ligne. Derrière cette interface se trouvent alors des employés dont le temps est consacré à évincer ces contenus : maltraitance animale, pédopornographie, torture, cadavres… Rien n’est laissé de côté.

La difficulté de la modération éprouvée par Twitter depuis des années n’est finalement que la surface d’une problématique plus large, derrière laquelle se cachent des petites mains dont la santé mentale est quotidiennement mise à rude épreuve.

LE TIERCE DANS LE DESORDRE


100
Le nombre suffisant de personnes pour coloniser Mars

100 (again)
Les recettes de Fortnite sur iOS en 3 mois

1
En milliard(s), le nombre d’utilisateurs revendiqué par Instagram

TUTO


Comment utiliser Android Messages sur un ordinateur

Par Setra

Google vient de présenter de nouvelles fonctionnalités pour Android Messages, l’application d’Android pour gérer les SMS. Et l’une de ces nouveautés est le client web. En substance, comme WhatsApp, Messages vous permet maintenant de synchroniser l’application avec un navigateur pour lire et envoyer des SMS (sans toucher à votre smartphone).

  • Pour accéder au nouveau client d’Android Messages sur le web, assurez-vous d’avoir la dernière version de l’appli
  • Allez sur messages.android.com

  • Ouvrez l’application Android Messages et appuyer sur le menu de l’appli puis appuyez sur « Messages pour le web »
  • Puis, scannez le QR code affiché sur votre navigateur avec votre smartphone

MACHINE ARRIERE


Personne ne veut d’un Windows allégé.

En octobre 2005 (oui ça date), Eric se gaussait un peu d’une décision de Bruxelles visant à démanteler une certaine forme de monopole de Windows. Il est vrai qu’avec le recul il y a de quoi se marrer.

Les décisions de Bruxelles qui ont toujours ce petit fumet de bureaucratie font souvent un flop, surtout quand il s’agit de s’intéresser à notre bonheur numérique (malgré nous). Encore un exemple avec cette ubuesque séparation de Windows Media Player de l’OS de Microsoft.

La version sans Windows Media Player imposée de façon un peu incohérente par Bruxelles à Microsoft au printemps 2004 fait un bide. Il n’était pas besoin d’être grand clerc, et encore moins commissaire européen pour deviner que ce serait ainsi.

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IL Y A 5 ANS


En août 2013, le petit nouveau de l’industrie tech chinoise Xiaomi faisait déjà un peu de bruit en recrutant Hugo Barra, l’une des figures emblématiques de Google et de l’écosystème Android, pour la direction de son expansion internationale. Un débauchage qui a sûrement contribué au succès de Xiaomi à l’international. Depuis, Hugo Barra et quasi rentré au bercail en rejoignant… Facebook.

IL Y A 10 ANS


Il y a dix ans, Presse-citron proposait déjà (ou encore ?) un podcast sous la forme d’une sorte d’émission de radio hebdomadaire : « Paroles de blogs » ou quelques blogueurs et influenceurs de l’époque débattaient sur l’actualité tech de la semaine. Une aventure géniale que nous envisageons de relancer puisque nous adorons ce format et que le podcast est revenu dans le paysage avec force.

2. PRATIQUE


L’APPLICATION


Horizon Explorer

Pointez votre appareil photo sur une colline, village, lac ou repère à l’horizon et Horizon Explorer va vous dire ce que vous regardez. Noms, distances, altitudes et points de repère s’afficheront sur votre écran. Utilisant la technologie ARCore de Google pour faire de la réalité augmentée, l’application est disponible sur les derniers smartphones Android compatibles ARCore.

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OBJET DE CURIOSITE


Voici Mighty, un petit player dédié à Spotify, occupant à peine plus volumineux qu’un iPod Shuffle. Doté de 8 Go de capacité de stockage, le Mighty permet d’emporter avec soi entre 1500 et 2000 chansons. Mighty nécessite un abonnement Spotify Premium. Le processus de transfert des playlists se fait en WiFi et requiert une application (disponible pour iOS et Google Play).

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LE BON TUYAU


Ouvrir simultanément deux apps sur un Mac, grâce à l’option Split View
Split View vous permet d’afficher à l’écran deux apps, sans avoir à déplacer et redimensionner les fenêtres manuellement.
Maintenez enfoncé le bouton de plein écran qui se trouve dans la partie supérieure gauche des fenêtres. Lorsque vous maintenez le bouton enfoncé, la fenêtre se réduit et vous pouvez alors la faire glisser vers la partie gauche ou droite de l’écran. Relâchez le bouton, puis cliquez sur une autre fenêtre pour placer les deux apps côte à côte.

3. LE FIL A COUPER LE BUZZ


#LIRE

Une lecture qui fait plaisir


« SUBSCRIBED » – Tien Tzuo (2018 – Anglais)

Selon l’auteur, Tien Tzuo, nous vivons un tournant majeur dans l’histoire du monde des affaires. Notre modèle s’éloigne des produits vers les services. De Netflix à Salesforce en passant par Spotify et Amazon, les abonnements explosent. Les consommateurs numériques privilégient de plus en plus l’accès à un service et à un produit plutôt que sa propriété.

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#VOIR

Un Insta, un film, une fiction, un site et le reste


Top 10 des meilleurs trailers de l’E3 2018
Retour en images sur l’E3 et les plus grosses annonces de jeux vidéos pour 2018 et 2019.

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#CLASH

La polémique de la semaine


John Cleese n’aime pas trop les belges (ni les français)

Dans un tweet ravageur, John Cleese, l’acteur so british et star des Monty Python, tâcle sans ménagement le public belge, le pire selon lui parmi toutes les audiences de ses spectacles : «fainéants, gros, sales, imprégnés de bière» et «bâtards pseudo-français». C’est certainement de l’humour anglais. D’ailleurs nous on continue à adorer John Cleese 🙂

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#TWEET

Elu tweet de la semaine, easy


LA PUB

Une publicité qui cartonne sur le net


Que soit maudit le décalage horaire avec la Russie ! Il est, en effet, impossible de suivre la Coupe du Monde sans tirer au flanc au bureau. Alors à moins de s’enfermer deux heures aux toilettes avec son téléphone, la radio allemande Radio.net propose le Football Pen. Quésako ? Le Football Pen est un stylo que l’on met dans la bouche pour suivre les matchs de foot à la radio. Grâce à la conduction osseuse, le son se propage de votre mâchoire jusqu’a l’oreille interne et diffuse des ondes que vous seul pouvez entendre. Parfait pour suivre les matchs pendant les réunions interminables.

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4. TABLEAU DE BORD


TRAFIC D’INFLUENCE

Chaque semaine, nous tentons de vous influencer


Unilever lance la chasse aux sorcières chez les influenceurs. 

Nous en parlions il y’a deux semaines dans Citronium : les influenceurs sont la nouvelle coqueluche des marques pour communiquer. Nous évoquions aussi la face sombre de cette nouvelle tendance : les influenceurs qui trichent sur leurs statistiques. Et c’est Univeler qui a contre-attaqué le premier !

« Environ 40% des influenceurs touchés par l’achat de likes ou de faux followers »

Dove, Axe, Lipton ou encore Magnum, toutes ces marques ont un point commun : elles appartiennent au groupe Unilever. Le groupe touche près de deux milliards d’individus et dépense quelques 9 milliards de dollars en Marketing chaque année. Récemment, Unilever a décidé d’étudier le retour sur investissement des campagnes d’influence en mesurant la qualité des likes et des followers. Et le constat fut amer : en moyenne 20% des followers des influenceurs de niveau moyen sont faux.  Ainsi, Unilever a tout simplement décidé de stopper sa collaboration avec ceux qui achètent likes et followers.

Le Marketing d’influence remis en question ?

Clairement non. Malgré la prédominance de la triche (Digiday parle de plus de 50% de faux engagement sur les posts sponsorisés en 2017) les marques continuent de croire au phénomène. La plupart des marketeurs prévoient aujourd’hui un budget influence pour la promotion de leur produit.
Toutefois, il semble que le temps des tricheurs soit compté.

CALCULETTE

Le chiffre


250.000 euros. C’est le montant de l’amende infligée à Optical Center. Deux semaines après la mise en application du Règlement Général sur la Protection des Données, la CNIL sanctionne une « fuite de données conséquente » successive à la découverte d’une faille de sécurité datant de 2017.

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PODCAST

Un podcast à découvrir


The Pitch. Chaque épisode de ce podcast vous donne l’opportunité de découvrir les coulisses de la création d’une entreprise.

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AGENDA

Un évènement à ne pas manquer


B2B ROCKS
Une conférence de référence en Europe pour les leaders SaaS et B2B qui veulent apprendre des expériences de leurs pairs et rencontrer de nouveaux talents. 6 septembre 2018 à Station F (Paris).
Date : le 6 septembre 2018.
Lieu : Station F (Paris).

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MOUVEMENTS

Nominations, fusions, rachats… et séparations


Nomination de 10 administrateurs au sein du Conseil d’administration de Syntec Numérique.

Collège des Entreprises de Services du Numérique (ESN) : Jonathan Amar (Deletec), Benoît Darde (Wavestone), Marc Palazon (Smile), Jérôme Siméon (Capgemini Technology Services France), Isabelle Zablit-Schmitz (Clavesis).
Collège des Editeurs de logiciels : Laurent Dechaux (Sage), Eric Haddad (Google), Katya Lainé (Kwalys), Bernard Ourghanlian (Microsoft France), Chantal Penelon (Aareon).

JEUNE POUSSE

Le pied sur l’accélérateur


Snips rejoint le programme d’accélération Plug and Play IoT Japan. La plateforme d’innovation mondiale Plug and Play a sélectionné Snips, la plateforme de reconnaissance vocale embarquée pour les objets connectés, pour faire partie des 14 startups présentées dans le cadre du programme Plug and Play IoT Japan cet été.

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La grosse levée


Entr’UP lève 610.000 Euros pour le lancement d’Aster. Entr’UP boucle un tour de table et lève 610.000 Euros pour le lancement de son nouveau produit Aster, le smart assistant qui permet aux équipes de collaborer avec agilité et efficacité en rendant les réunions plus efficaces et moins chronophages.

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En direct de l’écosystème


Les meilleures coopérations startups – grands groupes primées aux Village Awards. Le Village by CA , écosystème unique où startups et grands groupes se rencontrent et coopèrent pour innover ensemble, a récompensé hier soir les meilleures coopérations startups – grandes entreprises dans trois catégories : la coopération la plus efficace, la coopération la plus inattendue et la mention spéciale du jury.

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À LA LOUPE

L’étude


Le groupe Fnac Darty publie le premier « Baromètre du SAV ». Soucieux de la durabilité des produits qu’il achète, le consommateur à besoin d’être rassuré sur la fiabilité du SAV et de la disponibilité des pièces détachées. L’étude est consultable librement et en intégralité sur le site du Labo Fnac depuis le 14 juin.

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ET VOILA, C’EST TOUT POUR AUJOURD’HUI !

RENDEZ-VOUS LA SEMAINE PROCHAINE POUR UN NOUVEAU NUMÉRO DE CITRONIUM.

La lettre de veille des passionnés d’innovation
Directeur de la publication et rédacteur en chef
Éric Dupin

Contributeurs
Louise Millon
Thomas Van’t Wout
Laurent Potelet
Setra « citizen » Rtk
Antoine Dupin

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Citronium numéro 9