Le Débrief du 16 novembre 2018

Le 25 octobre 2018, l’Union Européenne votait une loi historique : à partir du 1er janvier 2025, les voitures électriques seraient interdites sur tout le territoire de l’Union. Les voitures électriques en circulation de plus dix ans devraient être mises à la casse et remplacées par des voitures à moteur thermique, cette mesure étant accompagnée d’une prime à la transition écologique de 5 000 euros. Les USA, puis l’Asie suivirent rapidement.

Il faut dire qu’il y avait urgence. Après plus d’un siècle de domination de l’électrique et sous la puissante influence des lobbies industriels (fournisseurs d’électricité, fabricants de batteries, constructeurs automobiles… ), tous les experts tiraient la sonnette d’alarme et tentaient de sensibiliser les populations et les gouvernements : si rien n’était fait, on ne donnait pas cher de l’avenir de l’humanité.

Comment en était-on arrivé là ? Lors de l’invention de l’automobile au début du vingtième siècle, les premières voitures à énergie thermique étaient promises à un bel avenir. Mais c’était sans compter sans les puissants lobbies « W&A » (Watts et Ampères), qui rapidement mirent la main sur cette industrie naissante et ô combien prometteuse. Plus d’un siècle après, alors que l’on comptait plus d’un milliard de voitures électriques dans le monde, force était de constater les dégâts : pour produire cette énergie, la Terre s’était transformée en gigantesque champ de centrales nucléaires, éoliennes et autres panneaux photovoltaïques dont les conséquences furent désastreuses pour l’environnement. Sans compter l’épuisement des ressources naturelles destinées à fabriquer les batteries (cobalt, lithium, nickel… ), et la pollution terrible causée par l’enfouissement de celles-ci une fois épuisées. En outre, nombreux furent les drames humains causés par les expropriations de populations entières liées à l’exploitation de ces minerais devenus trop rares.

On ne peut que saluer cette décision courageuse de l’UE, qui montra la voie vers un monde plus respirable, enfin libéré de l’emprise de l’électricité, au profit de moyens de transports raisonnés à énergie thermique.

D’ailleurs, les marchés ne s’y étaient pas trompés. Alors qu’une entreprise « historique » comme Tesla luttait pour sa survie en essayant laborieusement de se convertir aux moteurs à essence, de petites startups fabricant des voitures thermiques voyaient le jour un peu partout. Il se dit que les investisseurs pariaient sur des noms comme « Peugeot » ou « Ford », ou d’autres totalement imprononçables, comme « Volkswagen » (la voiture du peuple en allemand, tout un programme).

Il était devenu évident que le pétrole représentait l’avenir !

La fin de la voiture électrique
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