Les enjeux actuels actuels d’impacter profondément nos modes de vie. Il est primordial de s’adapter dès aujourd’hui. En tant qu’opérateur d’espaces de travail flexible, nous avons pu voir à quel point la crise sanitaire a affecté les habitudes des professionnels

Les enjeux actuels actuels d’impacter profondément nos modes de vie. Il est primordial de s’adapter dès aujourd’hui.

En tant qu’opérateur d’espaces de travail flexible, nous avons pu voir à quel point la crise sanitaire a affecté les habitudes des professionnels et généralisé à un nouveau modèle de travail hybride. Et cela nous a mené à nous interroger sur l’aménagement de nos villes, leur durabilité et comment ce modèle participe à la réduction de l’empreinte carbone des territoires et des entreprises. Avec une étude publiée récemment, on observe une véritable citation des Français pour l’hyper-proximité entre leurs lieux de vie et de travail. Une tendance de bonne augure pour le développement, dans l’hexagone, du concept durable de ville du quart d’heure.

Ville de proximité, ville de demain

Avec la généralisation du télétravail en 2020, puis le retour progressif au bureau en 2021, le modèle du travail hybride à pris toute sa place dans le « monde d’après ». 64 % des professionnels souhaitent aujourd’hui que leur employeur pérennise un modèle de travail hybride au sein de leur entreprise et 81 % affirment que les options de travail flexibles sont essentielles pour un candidat à un poste.

Et si l’impact des nouvelles habitudes et aspirations des professionnels ne se limitaient pas seulement à la sphère privée des ménages, mais également à la sphère publique ? Avec une majorité des professionnels souhaitant travailler 2 (27 %) à 3 (28 %) jours par semaine maximum en dehors de leur domicile, ce n’est pas seulement le rythme de vie des Français qui est affecté, mais également la vision globale que l’on peut avoir des territoires et de leur aménagement.

Les confinements et l’habitude prix de travail depuis son domicile ont rétréci la zone de mobilité des citoyens. Avec les restrictions géographiques, beaucoup ont d’abord dû à leurs moyens de s’approvisionner, puis de se divertir. Côté professionnel, la commodité de ne pas avoir à prendre les transports le matin et le soir est devenue particulièrement attrayante : 82 % des travailleurs préféreraient aujourd’hui travailler dans un espace de travail flexible local, si cela leur permet de réduire leur temps de trajet jusqu’à au bureau. Et plus qu’une simple réduction, l’ultra-proximité séduite, avec 92 % des Français estimant que pouvoir se rendre au travail à pied, en moins de 15 minutes, est un avantage indiscutable, aussi bien en matière de mobilité que d’ équilibre vie professionnelle-personnelle.

Réduire les trajets pour endiguer la pollution en ville

Le concept de ville du quart d’heure, c’est la possibilité de rendre multicentrique nos zones urbaines actuelles. L’objectif est de permettre aux habitants d’accéder et de profiter au mieux des ressources indispensables du quotidien dans un rayon de moins de 15 minutes à pied ou 5 minutes en vélo. Une organisation urbaine qui permet donc d’habiter, de s’approvisionner, de travailler, d’accéder aux soins ou à la culture, à l’éducation, aux loisirs… à l’échelle du quartier !

En plus de rendre la ville plus agréable à vivre, ce pari de la proximité représente une solution urbaine durable, participant à la protection de notre planète et de notre santé. En limitant les temps de trajet des travailleurs et en limitant l’utilisation des modes de transport polluants comme la voiture, l’empreinte carbone des territoires se réduit considérablement, avec un désengorgement des points de trafic (routier et ferroviaire). Le travail local à domicile permet de diminuer jusqu’à 77 % des émissions de gaz à effet de serre, ou améliore ainsi la qualité de l’air dans les zones urbaines.

Un modèle économiquement avantageux

Le développement des villes du quart d’heure est une véritable aubaine pour les territoires, que ce soit en matière de durabilité ou d’attractivité économique. En redessinant les quartiers et les zones péri-urbaines, on entraîne une revitalisation des territoires et des économies locales, avec notamment l’émergence de nouveaux services. Un nombre important de villes dormoirs, autrefois endormies, sont désormais appelées à devenir des zones dynamiques de travail et de vie communautaire.

À échelle individuelle, rapprocher les lieux de travail des lieux de vie présente également, sur le plan économique, de nombreux avantages pour les salariés : selon une étude par l’ENS Cachan, en travaillant localement, ces derniers bénéficient d’une économie moyenne de 124 € par mois. Permettre aux professionnels de travailler autrement et d’offrir des alternatives de lieux, plus proche du domicile, est désormais un enjeu décisif pour le développement des territoires. À l’avenir, la ville du quart d’heure est amenée à devenir un facteur clé de la croissance économique, tout en étant en phase avec l’impératif écologique qui est aujourd’hui le nôtre.

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la ville de demain sera la ville du quart d’heure