Je n’ai jamais été un investisseur très doué. Ou très chanceux. Je n’ai jamais gagné à un seul jeu de hasard de ma vie (d’accord, le nombre de fois où j’ai joué doit se compter sur les doigts de la main), jamais gratté un numéro gagnant, même dans une tombola de quartier, et les rares fois où je me suis piqué d’acheter quelques actions en bourse, quand c’était à la mode pendant les « années Tapie », leur cours a immédiatement baissé. Ou n’a pris que quelques centimes, même pas assez pour payer les frais. Vous voyez le genre.

Pourtant, j’ai une drôle de conviction : malgré la claque qu’il a pris en décembre dernier et ses terrifiantes fluctuations – rarement à la hausse – depuis, je suis sûr que le Bitcoin va valoir très cher à terme. Je ne parle pas des semaines ou même des mois à venir, où il pourrait encore dégringoler joyeusement, mais des années, voire des décennies.

Ce qui nous emmène loin, j’en conviens.

Mon idée est que si l’on en achète, il faut suivre ce bon vieux conseil qui dit que l’on n’investit que ce que l’on est prêt à perdre, et surtout, il faut l’oublier. Ne plus regarder les cours ni le court terme. OU-BLI-ER.

Et attendre que cela prospère. Pourquoi ? Je ne sais pas. Un faisceau de raisons – dont certaines probablement irrationnelles – qui me font dire que le Bitcoin est un peu aux années qui viennent ce qu’ont pu être les actions Apple, Amazon ou Microsoft il y a vingt ou trente ans, quand pas grand monde n’y croyait. Et pourtant… Ceux qui ont acheté pour 5000 euros d’actions de la Pomme en janvier 2007, juste avant le lancement de l’iPhone, ont aujourd’hui 90.000 euros sur leur compte. Et ceux qui ont misé la même somme il y a pile quinze ans sur Amazon (à une époque où toute la presse économique titrait unanimement sur la ruine proche de Jeff Bezos, comme elle le fait actuellement avec Elon Musk) peuvent compter aujourd’hui sur un joli pactole de 205.000 euros.

Bien sûr la mécanique du Bitcoin n’est pas la même, et l’on peut difficilement comparer une monnaie et une entreprise, mais cela participe d’un mouvement qui me parait inéluctable et irréversible, celui de la blockchain, de la décentralisation, de la défiance des citoyens envers les banques et les institutions (et les politiques), des micro-paiements entre particuliers, et aussi tout simplement, soyons fou, de la nécessité de trouver une valeur refuge. Valeur refuge, le Bitcoin ? Ok cela peut paraitre un peu osé, mais celui-ci a ceci de commun avec l’or qu’il est rare et qu’il va devenir de plus en plus difficile et coûteux à extraire… Ou à miner, si vous préférez.

Je finirai avec une citation que j’ai vu passer un jour sur Facebook : « J’ai acheté pour 1000 euros de Bitcoin. Si je les perds, ça ne changera pas ma vie. En revanche s’il reprend de la valeur comme il a déjà pu le faire, alors là cela pourrait vraiment changer ma vie ».

Ceci n’est absolument pas un plaidoyer ni une publicité, dépensez votre pognon comme vous l’entendez, hein.

L’investisseur du dimanche
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