Le Débrief du 15 février 2019

A l’occasion de l’affaire de la #LigueduLOL cette semaine, j’ai pu constater une fois de plus à quel point l’écriture pouvait constituer une thérapie d’une puissance inégalée.

J’ai passé beaucoup de temps ces derniers jours à lire et observer à peu près tout ce qui a pu être publié sur le sujet, que ce soit sur Twitter ou dans différents médias, car la révélation au grand jour des méfaits de cette bande de salopards a eu un effet de sidération pour moi.

Pourquoi ? Parce-que, pour tout vous dire, comme beaucoup de personnes ayant un peu de notoriété sur les réseaux sociaux et considérées comme « influentes », j’ai été aussi dans le viseur d’au moins un d’entre eux pendant quelques mois (années ?). Et que sans le savoir formellement, j’avais identifié plusieurs personnes comme faisant partie du même collectif malfaisant. En observant les connexions entre certains tweets et retweets, il m’était apparu évident que Vincent Glad, Alexandre Hervaud, Henry Michel et Baptiste Fluzin (le moins cité dans cette affaire mais le plus vicieux, ceci expliquant peut-être cela) faisaient partie d’un « groupe » de sales cons.

Quel rapport avec l’écriture ? J’ai échangé avec plusieurs personnes victimes elles aussi de la LDL, qui ont plus ou moins témoigné publiquement, et elles m’ont incité à en parler à mon tour, ce que je ne souhaitais pas faire. Mais j’ai quand même durant toute cette semaine jeté des kilomètres de notes en préparation d’un éventuel article très complet et étayé sur le sujet, que j’envisageais de publier plus tard sur Medium, à froid.

D’une part parce-que je veux vraiment prendre le temps de le faire, d’autre part parce-que mon emploi du temps cette semaine ne me permettait tout simplement pas de m’y atteler. Et c’est là que j’ai constaté une fois de plus la puissance de l’écriture : le simple fait d’avoir déjà tout consigné dans un brouillon en vrac (via le Bloc-notes iOS sur mon iPhone) m’a permis de vider ma frustration et de prendre de la distance par rapport à cette mauvaise période. Comme si le seul fait de formaliser cela par des mots permettait de désengorger son cerveau de pensées nocives, presque comme on prélèverait une tumeur.

Du coup je ne sais même pas si je publierai cet article. Si je ne le publie pas, cela signifiera certainement que la thérapie a bien fonctionné.

C’est mon conseil du jour : si vous êtes en conflit avec quelqu’un, écrivez tout ce que vous avez à dire, prenez le temps, imprimez-le si nécessaire juste pour vous (attention de ne pas le laisser trainer), relisez-le plusieurs fois. Et jetez-le. Vous verrez comme ça fait du bien, et comme cela peut permettre de régler une situation avec soi-même, sans dégâts collatéraux. Et cela peut même peut-être marcher pour votre couple, puisque j’écris cela le jour de la Saint-Valentin 🙂

Troll therapy
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