Certaines pratiques de Google deviennent sérieusement gênantes.

Clint Eastwood

Un rapport récemment publié fait état d’une statistique alarmante : sur Google, deux recherches sur trois se terminent sans clic. Autrement dit, sans que l’internaute se rende sur la page du site qui fournit la réponse.

En fait, Google évolue de plus en plus vers ce qui ressemble à une gigantesque librairie (et non plus un annuaire) qui vampirise les contenus produits par les autres, loin de sa fonction initiale qui était de leur apporter du trafic en référençant leurs pages pour y envoyer les internautes.

Cette tendance au zéro-clic semble s’amplifier, et Google n’y est pas étranger

Le moteur de recherche organise de plus en plus les résultats de recherche en éléments structurés apparaissant en haut de page ou sur une colonne à droite, et fait en sorte d’y afficher les extraits les plus pertinents de la page fournissant l’information, de sorte qu’il n’est plus nécessaire de cliquer pour s’y rendre. Hop, une visite en moins, et bien sûr zéro rémunération pour ce contenu.

Autant j’ai toujours trouvé ridicules les gesticulations de la presse et cette histoire de droits voisins qui n’a aucun sens, autant je commence à m’interroger sur cette logique de Google, que j’estimais jusqu’à présent vertueuse puisqu’elle reposait sur une sorte de contrat non écrit avec les éditeurs de site web : tu fournis l’info et je t’apporte l’audience (mais je garde l’argent de la pub par contre).

Vu la façon dont les choses évoluent, on est en droit de s’interroger sur la pertinence des efforts gigantesques à fournir pour être bien référencé dans le moteur, puisque si ta page apparait dans les premiers résultats, il se pourrait que Google la dépouille pour en servir le contenu directement dans la sienne.

Drôle de façon de récompenser les plus performants.


Télégrammes

Alors ça c’est fait, tu vas pouvoir manger en protégeant ton nez. Évite de respirer par la bouche par contre, bref mange en apnée.

Si tu ne viens pas au chargeur, c’est le chargeur qui viendra à toi. Vivement qu’ils en installent un dans mon parking, qui compte 4 bornes de recharge lente pour 460 places…

Chouette, on va enfin avoir des images par drone de Mars.

Identifier les objets pour mieux les vendre, où comment YouTube évolue vers le commerce direct.

Comment mettre une partie des gamers en PLS ? En rachetant Discord, n’est-ce pas Microsoft ?

A propos de jeux vidéo, une voix off est mise sur Off. Normal, on peut plus rien dire.

Pendant ce temps, Free s’attaque sans complexes au marché des entreprises. Ça va faire drôle de voir Xavier Niel avec une cravate.

Continuer la lecture :  Et internet devint payant

Y a-t-il de la place pour un nouveau réseau social de partage de photo et vidéo ? Taig Kris y croit et lance Albums. Bon courage mon gars.

Ça commence à être chaud pour Tesla en Chine. Un jour on réalisera peut-être qu’une voiture prélève autant de données qu’un smartphone, voire davantage. Apparemment pour le moment personne ne s’en émeut.

D’ailleurs, à propos de Tesla, désolé les gars mais ça va trop loin là. Qui a besoin d’une IA et de tripoter un p*** d’écran pour choisir son sens de marche, sérieusement ?

Microsoft intègre un coach dans PowerPoint, qui va écouter tes présentations pour t’aider à en améliorer la version orale afin qu’elle ne ressemble pas à un discours de Jean Castex. Enfin ça ne risque pas puisque c’est disponible uniquement en anglais pour le moment.

Tremble Substack, Facebook arrive dans le petit monde très convoité de la newsletter.

Spotify s’offre un lifting sur PC, mieux vaut tard que jamais.

Donald, petit président parti trop tôt, les médias en sueur. C’était ce que le métier appelle “un bon client”. Dissonance cognitive de haut niveau.

Tu es plutôt Pessi ou Ronaldo ? Le truc me rappelle un peu – toutes proportions gardées – Anonymous il y a quelques années, en plus cryptique, dans son côté justiciers du Web. Sois digne en tout cas.

Sinon, au cas où tu voudrais connaitre toutes les caractéristiques techniques d’une vidéo sur Netflix. Mais seulement au cas où hein.

Si tu veux vendre une pige plus de 500.000 dollars au lieu de 50, tu sais ce qu’il te reste à faire.

On s’en fout, grâce à ce casque connecté à notre cerveau on n’aura plus jamais besoin de chercher de la musique puisqu’il le fera pour nous. Je vais pas te cacher que je ne suis pas trop fan de l’idée.


A la petite semaine

Survoler pour survivre

Découvrir et raconter l’histoire de sa ville avec Google Earth, un passe-temps qui apporte un peu d’air en temps de confinement. C’est le travail auquel s’est livré un journaliste en résidence à Dunkerque, mais qui est potentiellement reproductible avec toute ville ou territoire suffisamment documenté par la cartographie de Google. Et c’est généralement le cas puisque, comme le rappelle l’auteur, Google a photographié 98% de la surface de la Terre.

Pour que le Cloud ne soit pas un feu de paille

L’incendie du datacenter d’OVH à Strasbourg a remis la lumière sur l’importance cruciale de bien protéger ses données, notamment en les dupliquant en plusieurs lieux physiques. Car le Cloud ce sont avant tout des machines, et toutes les machines sont faillibles. Cet article qui récapitule les leçons à tirer de cet évènement fâcheux rappelle d’ailleurs qu’en cas de sinistre, les entreprises sont responsables de la protection de leurs données.

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Un ado qui se porte bien

Le sachiez-tu ? Twitter, créé en mars 2006, fête ses 15 ans. Avec 8 millions d’utilisateurs en France, il est le cinquième réseau social, mais souvent le plus mentionné dans les médias. Maintenant, est-ce que tu sais quels sont les comptes ayant le plus de followers au niveau mondial et en France ? Moi non plus.

Message in a bottle

Les cadences infernales de livraisons imposées par Amazon conduiraient les chauffeurs de la société à uriner dans des bouteilles à l’arrière de leur camion par manque de temps pour se rendre aux toilettes. Légende urbaine ou réalité ? Évidemment, Amazon nie en bloc, mais certains n’en démordent pas, preuves à l’appui. Alors, info ou intox ? A toi de juger avec cet article de Vice. Cela étant, entre tourner une demi-heure pour trouver une place en ville afin se rendre aux toilettes en temps de pandémie où tout est fermé, et se soulager vite fait à l’abri des regards entre deux livraisons dans un pays (USA) où pisser dehors est sévèrement réprimandé, je ne sais pas ce qui est pire…

La surveillance dans l’ADN du numérique

L’État, par nature, cherche toujours à réduire les libertés. C’est encore plus flagrant en période de crise comme celle que nous traversons depuis un an. L’accélération de la numérisation des entreprises et de la société semble un instrument idéal pour “dépolitiser” les individus en réduisant les interactions à des interfaces, et produire une économie de la distanciation sociale. “À l’heure où la santé devient la première des sécurités, le risque est qu’avec elle, toutes nos constructions sociales (école, travail, déplacements..) basculent à leur tour dans l’idéologie mortifère de la seule sécurité.” Je n’aurais pas dit mieux.

Le bon mot fait de la résistance

Un bon titre peut multiplier par 10 le nombre de lecteurs d’un article. C’était vrai au temps de la presse d’avant internet, c’est encore plus vrai aujourd’hui. Dans les rédactions, on est en permanence tiraillé entre plusieurs contraintes quasiment antinomiques : écrire pour ses lecteurs, écrire pour Google, et écrire pour les réseaux sociaux. Dans ce contexte, le bon titre basé sur un bon mot ne semble plus vraiment avoir sa place. Et pourtant, heureusement, certains font de la résistance, jusqu’à en avoir fait leur marque de fabrique. Petit précis du jeu de mots au temps des algorithmes.

Continuer la lecture :  Retour à l'âge de pierre

Le bon, la brute et le truand

« Le monde se divise en deux catégories : ceux qui tiennent un pistolet chargé, et ceux qui creusent. » Si tu veux comprendre les enjeux qui se jouent actuellement dans le gigantesque marché de la publicité en ligne tenu d’une main de fer par les GAFA, il faut absolument lire cet article du camarade Fred Cavazza, toujours au top, qui dresse un état des lieux en forme de classique du western. Devine qui est le truand ?

Substack est-il une fraude ?

« En fournissant secrètement des salaires à certains experts de l’élite, Substack escroque effectivement les journalistes moins établis en leur faisant croire que l’édition d’une newsletter est plus rémunératrice qu’elle ne l’est en réalité. » Au cas où tu ne l’aurais pas remarqué, Citronium utilise la plateforme de newsletter Substack, un service qui permet de s’affranchir de tous les aspects techniques de la diffusion d’une infolettre afin de concentrer son énergie sur l’éditorial. Substack, créé en 2018, a bâti entre autres sa notoriété sur un bon story-telling qui pourrait laisser croire aux moins aguerris que tout le monde peut vivre de ses contenus en mode “passion economy” en publiant sa newsletter sur la plateforme. La réalité est un peu différente, et il y a très peu d’élus. Pour le reste, c’est business as usual, comme le décrit cet article : quel que soit le modèle, le support et le canal de diffusion, faire vivre un média – et en vivre – reste extrêmement compliqué.


La bonne adresse

Si tu utilises une liseuse, Kindle ou autre, tu connais probablement toutes ces petites fonctionnalités qui facilitent et enrichissent la lecture. Parmi elles la possibilité de surligner des passages d’une page pour les annoter, les mettre de côté et même les partager. Liner est un service qui propose la même chose pour les sites internet, via une extension Firefox et une app mobile pour iOS et Android. Il est ainsi possible d’enregistrer pour plus tard un simple passage, voire quelques mots trouvés dans une page web, ou de les partager directement d’un clic avec les personnes de ton choix. Tu peux même tagger et catégoriser tes contenus mis de côté. Un super outil à ajouter à son arsenal de veille.


C’EST DÉJÀ FINI ? C’EST DÉJÀ FINI. À la semaine prochaine !

A quoi joue Google ?
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