Mais pas trop cher hein.

Billets

Après Twitter et ses options Super Follow et Pourboire, on apprend qu’Instagram s’apprêterait à son tour à lancer une offre payante, les Exclusive Stories.

La philosophie de ces deux nouveaux modes de rémunération des producteurs de contenus est sensiblement la même : offrir aux auteurs la possibilité de créer une section payante sur abonnement en rémunération de contenus exclusifs pour leurs fans.

Une nouvelle offre qui n’est pas sans rappeler le modèle économique d’OnlyFans, cette plateforme “sociale” où célébrités et influenceurs dévoilent leur intimité – et plus si affinités – moyennant un abonnement payant.

Internet est en train de passer au freemium, bref, devient payant

En fait c’est tout internet qui est en train de connaître une révolution silencieuse, celle du passage au “freemium”, autrement dit réserver une partie de ses contenus à une audience contre rémunération.

Un phénomène qui ne concerne plus seulement la version numérique des “grands titres de presse”, mais qui s’étend à tout un pan d’internet, incluant des pure players digitaux, voire des sites d’actus spécialisés anciennement appelées blogs, y compris avec une audience relativement modeste, mais très qualifiée et engagée. Et bien sûr certaines newsletters, dont celle que vous êtes en train de lire, qui propose aussi désormais sa version payante donnant accès à des contenus et services complémentaires.

Si la volonté pour certains producteurs de contenus de sortir du triptyque infernal “course à l’audience – publicité – vente de données personnelles” avec tous les biais que cela suppose, est évidente, un évènement a poussé de nombreux éditeurs à franchir le pas symbolique du payant : l’obligation depuis le 1er avril 2021 de proposer à leurs visiteurs le choix de refuser les cookies. Certains, craignant de voir leurs revenus publicitaires fondre en raison d’un mauvais ciblage, ne laissent donc plus le choix à leurs lecteurs : soit ils acceptent les cookies en échange de la gratuité du site, soit ils paient un abonnement (ce qui d’ailleurs ne leur garantit absolument pas de ne pas voir de publicités, la seule différence étant qu’elles seront moins ciblées).

Ce mouvement vers le payant, même s’il ne concernera qu’une portion d’internet, est à mon sens assez fortement engagé pour qu’on ne revienne pas en arrière. Une partie des internautes, et, tout simplement, des consommateurs, est prête à payer de petites fortunes pour accéder à d’autres univers numériques en exclusivité (cf Twitch ou Fortnite), et la plupart des sites de presse sont désormais derrière un paywall. Ce qui n’est d’ailleurs pas sans poser des problèmes aux curateurs comme nous, puisqu’il est de plus en plus difficile de faire des revues de liens vers des articles gratuits.

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Mais tant pis, on trouvera toujours un moyen de s’adapter à cette nouvelle donne, et c’est aussi ce qui fait la saveur d’internet et de ses modèles toujours en mouvement.


Télégrammes

Allez on commence avec la nouvelle de la semaine : on va enfin pouvoir poster des photos sur Instagram à partir du navigateur d’un ordinateur de bureau. Mine de rien c’est une petite révolution pratique qui va soulager des milliers de community managers qui n’en pouvaient plus d’alimenter les comptes de leur boîte ou de leurs clients avec leur smartphone. Bon j’ai testé sur le mien, la fonction n’est pas encore disponible, mais ça ne devrait pas tarder.

Et puisque nous sommes dans le pratique, Netflix lance aussi une nouvelle fonctionnalité qui va faciliter les téléchargements.

D’ailleurs, sur le même sujet, il semblerait que télécharger des programmes provenant du streaming soit légal.

Pendant ce temps, il faut que tu saches que les charcutiers voudraient charcuter l’application Yuca, voilà. C’est vrai quoi, c’est scandaleux ces services qui permettent aux gens de mieux se porter en soignant leur alimentation. Et ce titre “La fronde des charcutiers”, on n’était pas prêts on est bien d’accord ?

Eux en revanche ils ne se sont pas trop posés de questions en réalisant le casse du siècle version crypto.

À propos de pognon, Facebook ne se porte pas trop mal. L’autre casse du siècle, dans son genre ? Même s’il risque de devoir se passer des politiciens teutons.

Facebook qui lance sa plateforme de newsletter. Ça sera sans moi, merci.

Encore un mot sur l’argent et après j’arrête : Brut vient de lever 63 millions d’euros pour financer son développement.

Sans transition, si tu es du genre partageur, sache que tu peux lâcher tes données personnelles pour une bonne cause.

Mais si tu fais partie des 700 millions de membres de Linkedin, elles sont déjà dans la nature de toute façon (rire démoniaque).

Google vient de suspendre les négociations devant mener à l’accord le plus stupide (et le plus inéquitable) jamais revendiqué par la presse française.

Alors qu’au Malawi vient de se construire et d’ouvrir la première école imprimée en 3D.

Et que pour la première fois en vrai, une voiture volante a relié par les airs 2 villes distantes de 100 kms, puis a pris la route pour rentrer à l’hôtel dans le plus grand calme.

Encore un truc côté innovation technologique, voici le masque qui permet de détecter le Covid.

On s’en fout on connaît la ville la plus étroite du monde.


À la petite semaine

Des nouvelles du terrain

Si tu lis ceci c’est que d’une façon ou une autre tu souscris au format newsletter et que tu considères que ce média est une alternative intéressante à l’infobésité algorithmée. Pareil pour moi, mais ça tu le savais déjà, normalement. Aux US, ce secteur foisonnant a plusieurs coups d’avance et commence à se structurer et se segmenter autour d’initiatives de développement à suivre de près, comme par exemple 6AM City, ce réseau de newsletters locales en plein déploiement, comptant à ce jour 24 villes à son actif. L’infolettre est peut-être le format le plus adapté à l’info locale. D’ailleurs, l’énorme Craigslist avait démarré par de l’info locale partagée par email…

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L’actu par texto

La tendance n’est pas entièrement nouvelle mais il semblerait qu’elle ait pris du galon avec la pandémie, de la part de médias qui cherchaient des canaux complémentaires pour renforcer leur proximité avec leur audience. Diffuser des actus par SMS constitue une nouvelle donne pour les salles de rédaction, et certains s’y essaient, sachant que cela peut tout de même s’avérer aussi coûteux que chronophage. Je serais tenté par essayer une version de Citronium par WhatsApp pour commencer, qu’en penses-tu ? On peut en parler dans notre groupe Facebook sinon.

Amazon et le tri sélectif

Amazon ne vend pas tous ses produits. La firme américaine en jette également. Beaucoup. Et même des produits neufs ou quasiment neufs, encore emballés ou pas utilisés. Smart TV, drones, bouquins, bijoux, tout y passe. Un gâchis choquant qui va à l’encontre de toutes les bonnes pratiques estampillées RSE et qui s’explique par le fait qu’il est plus coûteux de gérer et stocker les retours clients et les invendus que de les mettre à la benne. Il y a certainement des petits malins qui doivent quand même bien se gaver au passage.

C’est les watts qu’il préfère

Aux antipodes de l’actu précédente, voici un homme qui incarne à lui seul l’ingéniosité et le talent du fait maison au service des économies d’énergie, et surtout du recyclage. À l’aide de piles recyclées, de panneaux solaires achetés en kit à l’unité et d’huile de coude, ce Vosgien a réalisé lui-même sa centrale solaire, qui fournit assez d’énergie pour subvenir à 73 % de ses besoins en électricité hors chauffage.

L’espion qui t’aimait

Avec les smartphones et les réseaux sociaux est née une très sale manie, qui selon cette enquête concernerait surtout les hommes de moins de quarante ans : espionner ou stalker sa concubine ou ses ex. À l’insu de son plein gré bien sûr, sinon c’est pas drôle. Par amour ? Pas vraiment. Les motivations à installer un logiciel espion sur le smartphone de l’être aimé sont plutôt de l’ordre de la curiosité (forcément malsaine) ou de la pure jalousie, née évidemment d’un manque de confiance. Bonne ambiance, vraiment.

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Les sondages ringardisés

Ce n’est pas vraiment nouveau, à l’occasion de chaque élection revient la rengaine des sondages qui se sont trompés. Force est de constater que c’est vrai la plupart du temps, ce que confirme le dernier scrutin des régionales, et que la république des sondages a de quoi vraiment s’interroger et se remettre en question. Ce qui tombe finalement assez bien puisque les algorithmes et les réseaux sociaux pourraient prendre la relève sans aucun complexe, avec des résultats beaucoup plus précis, parce que moins biaisés. Quelques startups sont déjà sur le coup. En fait les sondages à la papa n’avaient pas vu arriver leur propre fin. Il était temps.

La grosse confiance

Les Français sont souvent vus – y compris par eux-mêmes – comme des Gaulois réfractaires au progrès et à l’innovation technologique. Souvent à raison, on ne va pas se mentir. Mais les coups de boutoir en mode Panzer du numérique depuis quelques années vont peut-être finir par avoir raison de cette méfiance naturelle. C’est en tout cas ce qu’affirme ce sondage de l’Ifop (ou je sais, les sondages… ) pour le cabinet Societer, dans lequel il ressort que nos concitoyens admettent que startups sont devenues de véritables laboratoires de l’économie de demain, et qu’elles inspirent majoritairement confiance.

Novlangue de bois

« Webinar », « Référent Covid », « Présentiel / distanciel », « Je rebondis »… Tu as sûrement déjà entendu (ou lu au coin d’un e-mail) ces expressions corporate tellement 2020, que tu en fais peut-être toi aussi une indigestion. Le bureau semble être ce pays un peu étrange où s’invente une nouvelle langue, faite d’expressions à la con répétées à l’envi jusqu’à ce qu’elles soient totalement vidées de leur sens initial. Mais ce n’est pas grave en fait, tant que nous sommes de belles personnes et que nous apprenons à être résilients.


La bonne adresse

Ce n’est pas le premier podcast sur le numérique et l’innovation, mais celui-ci est un peu spécial puisqu’il vient de démarrer, et que son auteur n’est autre que Jérôme Colombain, qui fut pendant 25 ans LA voix de la Tech sur France Info. Du coup on est sur du gros savoir-faire, beaucoup de professionnalisme, et une voix familière qui fait le point et met un peu de perspective sur l’actualité de l’innovation, avec des invités et des reportages, tous les samedis, dans Monde Numérique. À écouter après avoir lu Citronium, évidemment.

Et internet devint payant
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