Je travaille une partie de la semaine dans un cowork, où sont installés également certains collègues de la rédaction et du développement de Presse-citron.

J’adore ce lieu, et j’adore l’idée de pouvoir bosser indifféremment chez moi ou chez Now Coworking, profitant du meilleur des deux options : m’isoler quand j’en ai besoin, notamment quand je dois travailler sur des sujets demandant davantage de concentration, et retrouver un espace social qui me permet de bénéficier de la dynamique de groupe et d’équipe quand c’est nécessaire.

Et puis, entre les deux, il y a ces fois aussi où je me lève tôt et où je commence à bosser tout de suite chez moi, ce qui me fait gagner le temps du trajet. Et ces fois… où il pleut (je me déplace en VAE ou trottinette électrique). Pour fréquenter ce cowork depuis maintenant deux ans, et pour avoir travaillé avant dans un autre cowork pendant quatre ans, j’en tire un bilan très majoritairement positif. Un bilan qui pourrait presque poser une question philosophique sur la nature humaine : en six ans de cowork je n’ai jamais vu le début du commencement d’un conflit entre coworkers, y compris d’entreprises différentes (ou indépendants). Et cela même entre personnes qui n’ont pas beaucoup de points communs, que ce soit dans le caractère, la position sociale ou l’activité professionnelle. Et qui sont même parfois concurrents sur leur secteur d’activité.

Et je me demande à quoi est due cette sorte de bienveillance, a fortiori quand on connait la nature humaine et sa propension a créer des chapelles et des sujets clivants. Est-ce dû à la nature des lieux, leur géographie, leur aménagement ? Probablement un peu puisque généralement dans un espace de coworking tout est prévu pour le bien-être des occupants, ce qui renforcerait l’idée selon laquelle le bien-être est un élément fondamental de la « paix » sociale. Est-ce dû aussi au fait que par essence, chaque coworker a une occupation professionnelle et des objectifs (dans cowork il y a work), ce qui prémunirait contre l’oisiveté, fameuse mère de tous les vices ?

En tout cas, en attendant que l’on me sorte une vidéo de bagarre dans un cowork (je vous fais confiance) :), ce constat au fumet quelque peu bisounours me convient très bien. En ces temps de conflits divers et variés, on se prend à rêver que le monde ne soit qu’un grand cowork. C’est con comme idée mais à l’aube d’une nouvelle année ça me plait. Peace and love, bro.

Le coworking, vecteur de paix sociale ?

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